Après le plan Filles et maths, focus sur les garçons et la lecture.
Un nouveau rapport de l’IGESR, très instructif, a été publié en octobre 2025.
Il dresse un état des lieux des différences entre filles et garçons en matière de pratiques de lecture et de littératie.
Il émet également un certain nombre de préconisations pour réduire les écarts existants.
Quelques extraits :
« Les ministères de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche attirent régulièrement l’attention sur l’enjeu des enseignements scientifiques dans le parcours de réussite des filles. »
« L’effort de sensibilisation conduit par l’institution scolaire au sujet des enseignements scientifiques est partagé par de nombreuses académies qui mettent en place des actions spécifiques dans le cadre de plans concertés. »
« Cette situation ne peut que conduire à s’interroger sur une situation inverse et tout aussi avérée : de la même manière que les résultats moyens des filles en mathématiques sont en retrait par rapport à ceux des garçons, l’écart inverse se manifeste, et de façon plus marquée, pour ce qui est des compétences de lecture et de compréhension de l’écrit. La mission a établi que toutes les études internationales convergent pour établir le fait que les résultats en matière de lecture, entendue au sens de déchiffrage et de compréhension de l’écrit, sont fortement différenciés selon les genres. Les garçons y réussissent moins bien que les filles, et ce, même dans les pays obtenant les résultats les plus satisfaisants. »
« Fort de ces constats objectifs, éclairés par l’analyse collective proposée par l’ensemble des interlocuteurs rencontrés, le rapport émet des préconisations qui portent d’abord sur la sensibilisation des professeurs, des directeurs d’école, des chefs d’établissement, des inspecteurs territoriaux à ces écarts de performance qui peuvent atteindre le plus cruellement les jeunes hommes en situation d’illettrisme. Comme l’institution l’a fait en faveur des sciences et des filles, il importe d’alerter la communauté éducative sur les conséquences des faibles performances de certains garçons et de leur moindre appétence pour la lecture, qui peuvent affecter négativement leur avenir professionnel, mais aussi leur capacité à mettre à distance leurs émotions et, par conséquent, leur vie d’hommes et de citoyens. »


Le rapport complet : ici